Chronique 28

1370 - Les ordonnances d’York

Ville importante, du nord de l’Angleterre, tout au long de l’époque médiévale, York a possédé très tôt une église cathédrale, malencontreusement détruite par un incendie survenu en 1137. D’où la mise en chantier, quelques décennies plus tard, d’un nouvel édifice qui ne sera achevé qu’en 1472. 

L’ancienne capitale du royaume de Northumbrie sera alors dotée, avec sa cathédrale Saint-Pierre, du plus vaste édifice religieux du monde occidental, dominé par trois tours dont une haute de 70 mètres. 

Quand, en 1370, le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre conclut un contrat avec les tailleurs de pierre et les maçons qu’il entend employer à la reconstruction de l’édifice, l’An­­gleterre vit toujours sous le règne d’Édouard III qui, en 1361 a décrété que le français ne serait plus la langue du royaume d’Angleterre et, en 1369, que lui-même, roi d’Angleterre, était aussi le souverain naturel du royaume de France, puis­que petit-fils de Philippe le Bel – d’où la guerre de cent ans. 

Selon les termes des « York Minster Masons’ Ordi­nan­ces » (Ordonnances des maçons de la cathédrale d’York), dont il est question ici,

• Toute embauche doit faire l’objet d’un serment de fidélité  et de loyauté sur le Livre ; et d’un essai d’une semaine.

• Les ouvriers de la cathédrale s’engagent à travailler toute la journée, ceci jusqu’au coucher du soleil, avec une courte interruption, cependant, pour le repas de midi qui peut être pris dans la «oLoge » – le chantier – ou à l’extérieur.

• Les ouvriers sont autorisés à boire l’après-midi, mais à condition qu’ils n’y consacrent pas plus de temps qu’ils ne mettraient pour parcourir un demi-mile – soit… 800 mètres.

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© Guy Chassagnard - Auteur de : Les Annales de la Franc-Maçonnerie (Éditions Jean-Paul Bertrand - Alphée, 2009).

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