Chronique 15


28 après J.-C. - La Loge de saint Jean 

« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle… 

« Il y eut un homme envoyé de Dieu : son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n’était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière. Cette lumière était la véritable lumière… » 

Ainsi débute l’Évangile de Jean [Jean l’évangéliste] qui figure, ouvert, sur l’autel des serments de la plupart des loges symboliques ; annonçant la venue dans le monde d’un autre Jean, celui-là dit le Baptiste.

– D’où venez-vous ?, est-il demandé au jeune apprenti.

– De la Loge de saint Jean, répond-il.

– Que venez-vous faire ici ?

– Je ne viens pas faire ma propre volonté, mais soumettre mes passions, mettre en pratique les règles de la Maçonnerie et ce faisant progresser de jour en jour.

Deux Jean se trouvent honorés en Franc-Maçonnerie, dont les ateliers portent le nom de « Loge de saint Jean », sans que l’on sache vraiment à quel saint se vouer en la matière. L’ouverture du Volume de la loi sacrée à l’Évangile de Jean l’Évan­géliste pourrait légitimer la préférence à « l’apôtre que Jésus aimait ».

Il faut toutefois se souvenir d’un fait historique incontestable : la décision prise par quatre loges londonien­nes de tenir « grande loge » le 24 juin 1717, jour célébrant la naissance du Baptiste – la fête de l’Évangéliste étant, quant à elle, célébrée le 27 décembre, mais avec moins de solennité.

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© Guy Chassagnard - Auteur de Dictionnaire de la Franc-Maçonnerie (Éditions Segnat, 2016 - exclusivité Amazon.fr).

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