Chronique 11

- 580 - Pythagore et les Pythagoriciens

L’histoire antique nous a laissé de nombreux témoi­gnages sur ce qu’étaient les cercles philosophiques seulement accessibles à quel­ques initiés, soigneusement choisis par le Maître, ou sur ces « mystères» qui n’étaient révélés qu’à certains élus.

Rappelons à ce propos l’existence, quelque six siècles avant l’ère chré­­tienne, d’une communauté religieuse et politique, conçue par Pytha­gore, mathématicien, philosophe et astronome de la Grèce antique ; communauté au sein de laquelle des disciples tenus au secret et à l’abstinence s’adonnent à l’étude de la doctrine mystique des nom­bres en tant que fondements de l’univers. 

Grâce aux nombres, Pythagore est à même d’établir une méthode de prédiction ; il rend un culte aux dieux selon les nombres parce que la nature du nombre leur est, pense-t-il, totale­ment apparentée.

Quant à la communauté pythagoricienne, elle repose sur quatre degrés initiatiques ; les femmes et les étrangers n’y étant pas admis. Rien de ses activités ne doit être révélé aux profanes, « gens du dehors ». 

Le premier degré initiatique pythagoricien est celui des postulants, le second des néophytes, le troisième des « acousmaticiens » ou auditeurs ; le quatrième et dernier degré est celui des mathématiciens qui accèdent à la Connaissance que leur prodigue Pythagore lui-même.

Il ne demeure aucun écrit du maître ; mais des sentences morales auxquelles on a donné le nom de Vers en Or

- Tout est nombre.

- Entre amis tout est commun. 

- Res­pecte ton serment. 

- Apprends que les choses se pré­sentent de différentes manières. 

- Pratique la justice…

La vie de Pythagore, commencée vers -580/-570 à Samos, s’est achevée entre -497 et -494 à Métaponte, en Italie.

----------

© Guy Chassagnard - Auteur du Mémento de la Franc-Maçonnerie

(Éditions Pascal Galodé, 2012).

----------

 MISCELLANEA.FR  -  © Guy Chassagnard  -  2017